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Epilogue - Partie 2 - Le chaos et ce qu'il engendre
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Caden A. D. Brown
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Sujet: Epilogue - Partie 2 - Le chaos et ce qu'il engendre Lun 3 Oct - 23:13
Lorsque l’on chute, c’est toujours l’atterrissage qui est le plus préoccupant.
Deux mois plus tard, Ely avait retrouvé un peu de son goût de vivre. Forcée ou non, elle avait bien du apprendre à se mobiliser, se rééduquer pour monter sur un fauteuil roulant et reprendre le cours de sa vie là où elle s’était brusquement stoppée. Caden avait mis un long mois pour pouvoir l’approcher et il se rendit finalement compte qu’elle avait surtout peur de son regard sur son corps brisé. Lui, il s’en fichait pas mal. Il la trouvait toujours aussi belle et rêvait seulement de revoir un de ces merveilleux sourires qu’elle ne réservait plus qu’aux grandes victoires de son handicap.
Ils sortirent de l’hôpital lorsqu’Ely prouva qu’elle avait fait d’extraordinaires progrès. Mais le psychologue voulait quand même continuer à la voir. Ce n’était pas obligatoire mais il n’aimait pas tellement l’idée de la relâcher aussi vite. Caden s’en fichait lui, tout ce qu’il désirait c’était être avec sa fiancée et il l’avait enfin juste pour lui. Ils arrivèrent à l’appartement qu’il avait loué quand elle était alitée. L’accès était facile, le loft s’étirait au premier étage de Building et il fallait une clé pour y accéder. Bref, le rêve si l’on peut dire. Elisabeth paraissait sceptique et ne décrocha pas la mâchoire jusqu’à leur arrivée dans le salon. C’était juste magnifique avec ce style minimal, ces couleurs franches. Des tableaux de maîtres étaient accrochés aux murs. Pourtant, elle resta de marbre. Caden lui demanda si ça ne lui plaisait pas. Il lui expliqua que si elle voulait, il pouvait chercher un autre appartement. Elle lui répondit qu’elle ne voulait pas d’un appartement sans ses jambes. L’australien se renfrogna, elle se mura dans le silence.
Cette nuit-là, il ne la toucha pas. Un simple effleurement la rendait hystérique.
Un mois plus tard, la vie suivait toujours son cours dans l’appartement de New York. Ely semblait aller toujours plus mal. Elle refusait de se rendre chez le psy. De toute façon, elle n’y était pas forcée. Caden dû reconnaître qu’elle avait raison.
Elle portait tout le temps un pull aux manches longues ce qui étonnait l’australien. La chaleur à New York devenait de plus en plus infernale. Il lui en fit la remarque et elle se braqua. Bon et bien soit, il ne lui parlerait plus de ce penchant étrange pour une mode qui l’est tout autant. Après tout, elle faisait bien ce qu’elle voulait comme elle lui avait si gracieusement répliqué un jour où il s’enquérait de sa santé. Mais un jour, elle chuta dans les escaliers et se retrouva dans la plus totale incapacité pour se mouvoir et retrouver le « confort » de sa chaise roulante. Caden arriva pour l’aider et, tandis qu’il la relevait, une des manches glissa sur l’avant bras de la jeune femme. D’étranges marques barraient sa peau.
« Ely. Qu’est ce que c’est que ça ? - Que quoi Caden ? »
Suivant son regard, elle tenta de cacher les marches mais le jeune homme fut plus rapide et l’empêcha de poursuivre son geste.
« Depuis combien de temps ? - Quoi combien de temps ? - Ca fait combien de temps que tu essayes de te tuer ? - Lâche-moi Caden ! »
Elle tenta de s’échapper et poussa son fauteuil mais le jeune homme fut plus rapide et l’arrêta d’un geste. La rage et le désespoir l’envahissaient un peu plus à chaque seconde qui passait.
« Pourquoi ? Pourquoi tu nous fais ça ? - Tu pourrais pas comprendre … - Mais merde Ely ! Pense à nous, à moi … Qu’est-ce que je fais si tu pars ? - Tu vis. J’veux pas passer encore soixante balais le cul coincé dans une chaise à roulettes ! - Je pensais que ça allait, que tu allais mieux et qu’à deux on y arriverait. - Et ben non. On y arrive pas, seul ou à deux. - Dis-moi quoi faire, je le ferais sans problème. Ely dis-moi quoi faire et je le ferais. - La seule chose que tu puisses faire Caden, c’est me laisser. Laisse-moi seule et poursuis ta route, c’est le meilleur choix. »
Caden voulait hurler, hurler sa rage, sa tristesse, son impuissance. Face à cette femme qui n’était plus sienne, il était incapable de lever les yeux du sol. Les larmes, elles ne couleraient plus. Jamais. Il ne voulait pas se montrer faible face à sa fiancée, s’il pouvait encore l’appeler ainsi, et lui donner une raison de plus de le jeter comme elle venait de le faire. Suivant ses ordres, il se retira de l’appartement, la laissant seule. Dans le couloir, il s’effondra quelques instants contre le mur, le visage enfoui dans ses mains. Une décision vint se graver sur son visage. Puisqu’Ely ne voulait pas qu’il reste avec elle, il trouverait autre chose à faire. Et quoi de mieux que d’éplucher quelques journaux en attendant que le temps passe ?
Le lendemain matin
Caden avait passé la nuit dans un kiosque à journaux, épluchant les papiers. Puis, il avait fini sa soirée en se soulant dans un bar totalement vide avec des clodos comme compagnons. Mais quand on est bourré, peu importe les personnes qui vous accompagnent tant que l’alcool vous monte bien à la tête. Il poussa difficilement la porte d’entrée de l’appartement. Il était environ onze heures du matin et il fut étonné de ne pas voir Ely debout avec sa mauvaise humeur et ses regards glacials. Sa tristesse à fleur de peau. Il se dirigea vers la cuisine. Son cerveau tapait violemment contre ses tempes. L’alcool en excès, c’est pas bon, surtout quand t’es triste ! Il soupira et se servit un grand verre de lait avant de se diriger vers le salon. C’est alors avec surprise qu’il y vit sa mère, superbe dans son tailleur noir et ses escarpins rouge. Tirée à quatre épingles, elle dardait sur son fils un regard de dégout et de pitié. Le jeune homme s’installa dans le canapé face à elle et sortit une cigarette de son paquet qu’il alluma d’un mouvement souple. Puis, il darda sur elle un regard inquisiteur.
« Qu’est-ce que tu fous là et comment t’as pu entrer dans mon appartement ? - Voyons Caden, la politesse tout de même, je suis ta mère. - Réponds ! - Et bien, comment je suis entrée ne regarde que moi et ce que je fais là te concerne en premier ordre. - Abrège, j’ai pas de temps à perdre. Et parle moins fort, tu vas réveiller Ely. - La réveiller ? Ça va être dur. - Tu veux dire quoi par-là ? Abrège ! - Et bien, mon fils, je suis vraiment désolé d’avoir à te l’annoncer comme ça mais, on a retrouvé son corps dans le port de New York ce matin, inanimée. Les sauveteurs pensent qu’elle s’est jetée pendant la nuit. Le poids du fauteuil roulant l’a entraînée sous l’eau et comme elle ne pouvait plus nager à cause de sa paralysie, elle s’est … noyée je crois. »
De quoi se souvient Caden ? Simplement d’une douleur lancinante dans le cœur, de larmes impossibles à arrêter et d’une fureur incroyable. Son verre de lait glissa de sa main et vint se fracasser contre le sol, renversant le contenu sur le carrelage. Il n’y croyait pas, ne pouvait pas y croire. Mrs Brown appela Rhys pour qu’il l’aide à se laver et à se faire propre. Il ne pouvait apparaître devant les caméras du pays dans un état lamentable. Même dans son appartement, il ne pouvait être lui-même. Caden hurla longtemps dans le bain et luxa l’épaule du majordome. Il se battait contre les autres, contre lui-même, contre Ely. Ely qui n’était plus là, qui ne reviendrait plus. Ely qui n’avait jamais voulu vivre différemment. Ely l’égoïste, la souffrante, la malheureuse, sa bien-aimée. Il ne lui restait plus qu’à se noyer à son tour, pour la suivre dans son paradis.
Extrait du New York Post, le 3 Juin, deux jours après l’accident :
« Nous apprenons aujourd’hui que le jeune Caden Brown, fiancé de la malheureuse Elisabeth McAllister, vient d’être interné dans l’hôpital de Bellevue pour troubles psychiatriques sévères. Est-il nécessaire de rappeler que le jeune homme perdit sa fiancée deux jours auparavant dans un suicide retentissant. En effet, elle s’était noyée dans le port, profitant de son infirmité pour être certaine de ne pas en réchapper cette fois. Evidemment, la famille Brown est totalement désemparée face à cette nouvelle et la mère du jeune Caden nous assure toutes ses « condoléances pour la famille et les proches de Elisabeth. Nous adorions cette petite, tout comme notre fils comme vous vous en doutez. La route est vraiment un lieu dangereux. J’espère de tout cœur que celle qui aurait dû devenir notre belle-fille sera vengée par la justice qui tiendra un procès exemplaire envers le chauffard qui lui brisa les jambes. Dans le respect des lois il en va de soi. » La rédaction espère de tout cœur un rétablissement prompt et proche du jeune Brown. Pour ceux qui seraient intéressés, une marche sera organisée dans Time Square à la mémoire d’Ely. L’enterrement aura lieu jeudi, à 11h du matin. Les proches ou les anonymes sont cordialement invités pour soutenir toutes les victimes ou familles de victimes d’accidents de la route. Monsieur Port disait d’Ely « qu’elle doit devenir un exemple pour tous de cette insécurité qui règne sur nos routes et pour défendre les victimes de chauffards alcooliques ! »
Mallory H. Benicci. »
Extrait du Monde, le 28 septembre :
« Après trois mois d’internement à l’hôpital de Bellevue à Manhattan, Caden Brown est sorti ce matin même. Il paraissait requinqué quoique légèrement fatigué. Le jeune homme s’est abstenu de tout commentaire mais il fut rassurant pour toutes les personnes présentes de voir son état amélioré. Nous souhaitons au jeune Brown tout le bonheur qu’il mérite après ce terrible accident qui avait coûté la vie à sa fiancée, Elisabeth McAllister.
Mandy N. Groove. »
Extrait du New York Post, le 1er octobre :
« Ce matin une terrible nouvelle a frappé Manhattan. Les gangs sont visiblement de plus en plus actifs dans la Big Apple puisque Kaysan Tsukian, a été tué à sa sortie de l’hôpital. L’homme avait mit des mois à se remettre des blessures infligées par l’accident qui avait coûté malencontreusement la vie d’Elisabeth McAllister. L’homme a été retrouvé ce matin dans une mare de sang. Son corps était criblé de balles. La police soupçonne les gangs malgré qu’on n’ait aperçu aucun des membres les plus actifs de type d’organisation dans les parages. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations dans le but de découvrir qui a tué ce père célibataire de deux enfants. Rappelons que sa femme avait décédé d’un long cancer le jour où l’accident fatal se produisit. Nous espérons que la famille des petits orphelins pourra prendre la place d’un père aimant mais totalement désemparé depuis la perte tragique de son épouse.
Mary F. Fenwitch »
Extrait du New York Post, le 2 octobre :
« L’enterrement de monsieur Tsukian s’est déroulé dans la plus grande sobriété tôt ce matin. Les familles Brown et McAllister avaient tenu à se présenter afin de prouver à tous que Dieu nous aide à pardonner même lorsque les choses sont difficiles à admettre. Caden et sa mère Catherine Brown ont indiqué aux médias qu’ils allaient quitter New York pour se rendre en Chine. Les souvenirs qu’ils partagent avec cette ville sont « trop intenses pour que nous puissions continuer à y vivre et nous y épanouir ». Nous souhaitons un bon rétablissement aux trois familles brisées par cet affreux accident et toutes ses conséquences.
Mallory H. Benicci. »
Caden A. D. Brown
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Sujet: Re: Epilogue - Partie 2 - Le chaos et ce qu'il engendre Lun 3 Oct - 23:17
237 lignes
Ouf, fini
Akarie S. Mystoris
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Sujet: Re: Epilogue - Partie 2 - Le chaos et ce qu'il engendre Mar 4 Oct - 17:09
Alors déjà, ton personnage, qu'est ce qu'il est vivant ! Je ne sais pas comment tu arrives à le paraître à la fois si humain, avec ses faiblesses, comme ses défauts, mais aussi de le perfectionner de la sorte, car quand on te lit, on ne voit que son amour pour la jeune femme, et une intense patience. On s'éprend de lui. Tout simplement !
" Elle portait tout le temps un pull aux manches longues ce qui étonnait l’australien. " Ah tous les coups elle se scarifie. >< Et non je n'ai pas lu la suite xD Je poste mes commentaires en même temps que je lis. Ben oui, comme cela, ça fait beaucoup plus ' vrai '. " - Ca fait combien de temps que tu essayes de te tuer ? " J'en étais sur ! >< Mais ça fait super mal de le lire... =/
" - La seule chose que tu puisses faire Caden, c’est me laisser. Laisse-moi seule et poursuis ta route, c’est le meilleur choix. " Bon dieu ! Oo Pauvre Caden ! ça ça fait mal ! >< Il ne mérite pas ce dégout, cette rage ... ><
Et le pire c'est la fin ! Oo Et ben ce résumé c'est vraiment le bouquet final du feu d'artifice ! Elle meurt, et Caden à l'hosto... On ne s'imagine vraiment pas ça, quand on lit le Caden du présent ! >< Il est vraiment passé par des choses lourdes et très dures. =/ Le pauvre !
La fin m'a beaucoup rappelé un peu le style de Musso. Avec la succession de journal qui raconte les faits. J'adore tout simplement! - oui grosse fan de Musso aussi -, je ne sais pas si toi aussi tu en as lu, mais la manière de présenter les évènements par le biais de ses articles, cela nous donne l'impression que cela a vraiment excité, et qu'on est spectateur extérieur de la scène, dans le sens où on a imaginé la vie de Caden, à travers les lignes du journal. En plus, cela nous fait avancer plus vite dans l'action.
Pour une conclusion, je peux dire qu'elle est belle ! ** Tu nous épates comme toujours !
Nonnnnnn ! Ce "ouf" ne voudrait quand même pas dire que tu as à présente terminer complètement ton journal ? Oo J'espère que non ! Ah ben faut croire que si à en croire ton journal T.T Roh et ben dis donc ! C'est passé trop vite ! On en redemanderait encore et toujours tellement c'était bon ! ** Vraiment jouissif, surtout sur certaines parties que j'ai eu l'honneur de corriger ! *o* Tu reste maîtres de nos émotions et tu nous transportes dans ton univers. Félicitation ! ** C'était magnifique ! Quoique ... Il y a le passage de la Chine hein ? xD Dis "oui" T.T Je t'en supplie ! Tu ne peux pas nous laisser comme ça ! C'est tellement bien ! ** Faut une suite !
+24Pe.
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Tout en haut … Au pied du mur. Se prendre pour Dieu, tandis qu'au fond, nous ne sommes que des hommes. Notre vie est éphémère, mais ce sont nos buts qui nous poussent à aller de l'avant, à se dépasser soi même et les autres. A devenir plus fort que tout le monde. Atteindre le podium et la jouissance … Même si dans ce lot, il fallait marcher sur les autres. Certes Akarie avait une certaine moralité. Tandis que Seth n'en avait aucune. C'était pour ça qu'il avait déjà tout au creux de ses mains. L'or, la puissance, la renommée, le prix qu'il avait payé, il le taisait, mais Akarie le savait très bien. Il avait perdu son humanité. Sauf qu'à trop vouloir, on ne se complait plus que dans nos rêves.
Epilogue - Partie 2 - Le chaos et ce qu'il engendre